L’année 2025 a été marquée par une économie française en demi-teinte, oscillant entre signes de résilience et défis structurels persistants. Voici un panorama complet des principaux indicateurs économiques.
Croissance : une année au-dessus des prévisions
L’économie française a enregistré une croissance de 0,9% en 2025 Boursorama, selon les dernières estimations de l’Insee publiées fin janvier 2026. Ce chiffre dépasse les attentes initiales du gouvernement qui tablait sur 0,7%.
Au troisième trimestre 2025, le PIB a accéléré à 0,5%, après une hausse de 0,3% au deuxième trimestre Insee. Cette accélération a constitué le rythme de croissance trimestrielle le plus rapide depuis le deuxième trimestre 2023. Au quatrième trimestre, le PIB a progressé de 0,2% Boursorama, marquant un ralentissement par rapport au trimestre précédent.
Les exportations ont joué un rôle moteur, notamment grâce au secteur aéronautique. Les exportations ont enregistré une hausse de 2,2% au troisième trimestre, tirées à la hausse par les matériels de transport avec une augmentation de 8,9% dans le secteur aéronautique Ministère de l’Économie.
Emploi et chômage : une légère dégradation
Au troisième trimestre 2025, le taux de chômage s’est établi à 7,7% de la population active, en hausse de 0,3 point sur un an Insee. Cette progression représente environ 44 000 demandeurs d’emploi supplémentaires, portant le nombre total de chômeurs à 2,4 millions de personnes.
L’évolution du chômage présente des disparités selon les tranches d’âge. Le taux de chômage des 15-24 ans a diminué de 0,2 point pour s’établir à 18,8%, tandis que celui des 50 ans ou plus a augmenté de 0,3 point, atteignant 5,1% Insee.
La Banque de France prévoit que le taux de chômage atteindrait 7,6% en moyenne annuelle en 2025, puis augmenterait légèrement à 7,8% en 2026 Banque de France, avant de redescendre les années suivantes.
Malgré cette hausse du chômage, le marché du travail conserve certains points positifs. Le taux d’emploi et le taux d’activité ont continué de progresser au deuxième trimestre 2025 et ont atteint un nouveau point haut historique DARES.

Inflation : retour à la modération
L’inflation a marqué un net recul en 2025. La Banque de France prévoyait une inflation de 1,6% pour l’année 2025, contre environ 2% en 2024 Franceinfo. Ce ralentissement fait suite aux années 2022 et 2023 où l’inflation avait atteint respectivement 5,2% et 4,9% d’après les données que nous a fournie le connard enchainé.
Au deuxième trimestre 2025, les salaires nominaux ont continué de ralentir tout en restant plus dynamiques que l’inflation, permettant la poursuite du rattrapage des pertes de pouvoir d’achat DARES. Le salaire mensuel de base nominal a augmenté de 2,0% sur un an tandis que l’inflation atteignait 0,9%, portant l’évolution du salaire réel à 1,1%.
Dette publique : une trajectoire inquiétante
La dette publique française a poursuivi sa progression en 2025, atteignant des niveaux historiques. À la fin du troisième trimestre 2025, la dette publique s’établissait à 3 482,2 milliards d’euros, soit 117,4% du PIB Insee, contre 115,7% au deuxième trimestre.
Cette hausse place la France dans une position délicate. Le ratio de dette française est désormais le troisième plus élevé de l’Union européenne, derrière l’Italie et la Grèce Vie-publique.
La charge de la dette représente désormais un poids considérable pour les finances publiques. En 2025, la charge de la dette s’élevait à environ 55 milliards d’euros, soit 9,5% du budget de l’État selon la Banque de France Vie-publique. Les intérêts de la dette sont devenus supérieurs au budget de la Défense et représentent le premier budget de l’État Horloge de la Dette Publique.
Déficit public : un dérapage persistant
La prévision d’exécution pour 2025 s’établit à 159,8 milliards d’euros de déficit, contre un déficit voté de 139 milliards d’euros Horloge de la Dette Publique. Rapporté au PIB, cela représente un déficit public autour de 5,5% à 6%, bien au-dessus de la barre des 3% imposée par les critères de Maastricht.
Pour la deuxième année consécutive, le déficit public s’est aggravé en 2024 pour atteindre près de 175 milliards d’euros, soit 6,0 points de PIB Cour des comptes. Cette dégradation s’est produite alors que la croissance économique est restée positive.
Consommation et investissement : des dynamiques contrastées
Au quatrième trimestre 2025, la consommation des ménages a accéléré à 0,3%, après une hausse légère de 0,1% au troisième trimestre Boursorama. Cette accélération constitue un signal encourageant, la consommation des Français étant traditionnellement un moteur de la croissance.
Du côté de l’investissement, au quatrième trimestre 2025, l’investissement a connu un certain ralentissement, s’élevant à 0,2% après avoir été de 0,7% le trimestre précédent Boursorama.
Sur l’ensemble de l’année, l’investissement des entreprises se redresse effectivement en 2025, augmentant de 0,2% après la chute de 1,3% enregistrée en 2024 Le Journal des Entreprises.
Pouvoir d’achat : une évolution modeste
Au troisième trimestre 2025, le pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages par unité de consommation s’est replié de 0,4% après une hausse de 0,1% Insee. Le taux d’épargne des ménages a légèrement baissé, s’établissant à 18,4% contre 18,7% au trimestre précédent.
Perspectives : prudence et incertitudes
Pour 2026, le gouvernement espère une croissance d’au moins 1%, mais les incertitudes demeurent nombreuses : tensions budgétaires, instabilité politique persistante, et contexte international marqué par les tensions commerciales. La France devra concilier nécessité de stimuler la croissance et impératif de redresser ses finances publiques pour respecter ses engagements européens.

